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Arrivera-t-on un jour a Bangkok ?

Vendredi 19 Janvier, train Chumphon - Bangkok

vendredi 19 janvier 2007, par Laure


Nous rangeons toutes nos affaires dans nos sacs, que nous laissons a la reception, et partons profiter de notre derniere journee a Koh Tao. Nous avons reserve des places dans le bateau de 16h qui devrait nous permettre d’attraper un des trains de nuit pour Bangkok. Sans espoir d’une douche avant deman matin, nous n’avons pas vraiment envie de nous baigner et nous contentons d’une promenade jusqu’a la jolie plage isolee de Freedom Beach. Comme pour nous narguer, le ciel est redevenu tout bleu apres un violent orage ce matin. Le chemin jusqu’a la plage est une sorte de passerelle construite sur les rochers directement sur l’ocean et l’eau turquoise me fait deja regretter de quitter bientot l’Asie et son soleil. Heureusement, nous devrions nous rattraper en Nouvelle Caledonie et au Vanuatu ! Nous lisons un peu bien a l’ombre sur la plage avant de nous offrir un dernier bon dejeuner sur la terrasse de notre ex hotel avec vue superbe sur la mer. Notre taxi pour le port est ponctuel et demarre avant meme que nous ayons eu le temps de finir nos au revoir avec Angele et Anne Marie, nos amies quebecoises.

Le bateau arrive a l’heure et nous nous installons confortablement a l’interieur en attendant le depart. Mais bizarrement, il ne se decide pas a partir et plusieurs marins stationnent sur le quai en examinant l’eau d’un air soucieux. Apparemment une corde du quai est coincee dans l’helice et nous retient loin du large. Un des marins plonge sous le bateau de maniere un peu artisanale, muni d’un grand couteau pour la corde recalcitrante et d’un fin tuyau relie a son masque qui l’alimente en air. Nous nous demandons comment il peut respirer avec ca, mais apparemment cela ne lui pose pas de probleme. Helas, ses efforts semblent infructueux, malgre plusieurs essais de demarrage, le bateau est toujours scotche au quai. Un touriste anglais arme d’une biere qui ne doit pas etre la premiere de la journee nous distrait en paradant sur le pont, se vantant de pouvoir regler le probleme en moins de deux s’il plonge et critiquant la technique des marins thailandais. Heureusement pour lui vu son degre d’alcoolemie il reste bien au sec et, apres une heure de plongeons divers et plusieurs morceaux de corde debites fierement remontes a la surface, le marin nous libere enfin de notre piege. Nous partons avec plus d’une heure de retard et sommes soulages de ne pas avoir reserve notre train, contrairement a de nombreux passagers qui s’inquietent deja de le manquer.

Helas, il semblerait que le destin ait decide de nous empecher d’arriver a Bangkok demain matin. Une fois atteint le guichet de la gare, je decouvre que tous les trains pour Bangkok sont complets, a la fois pour ce soir et demain matin. Cela ne nous va pas du tout, nous avons deja sacrifie une journee a Bangkok au profit de Koh Tao, si cela continue nous allons y arriver juste a temps pour notre avion sans pouvoir rien voir de la ville ! Je parlemente avec l’employee, lui expliquant que nous ne voulons pas une couchette mais un simple siege en seconde et, miracle, cela semble s’arranger et elle me propose un horaire dans la soiree. Sauf que quand elle edite le billet... la date indiquee est celle de demain, apparemment nous ne nous sommes pas comprises. Me voila maintenant obligee de lui expliquer tant bien que mal que nous ne voulons pas de ce billet que nous venons de payer quand heureusement sa collegue qui parle mieux anglais prend l’affaire en main. A force de tractations, nous finissons par obtenir deux places assises dans le seul train encore disponible, en 2nde classe non climatisee. Je m’inquiete un peu du confort qui nous attend mais nous n’avons pas vraiment le choix.

Nous allons diner puis passons une longue fin de soiree sur le quai bouillant et encombre de la gare a attendre notre train qui part a pres de minuit. Son arrivee un peu en retard ne me rassure pas du tout. Le compartiment ou nous montons est bonde, les lumieres toutes allumees et apparemment sans qu’il soit prevu de les eteindre pour dormir, les ventilateurs tournent a fond et les fenetres sont grandes ouvertes. Au milieu des courants d’air, du bruit et de la lumiere, avec en plus les bavardages de nos voisins adolescents de devant, je m’attends a une longue nuit d’insomnie. Je tente une manoeuvre discrete pour fermer au moins quelques fenetres et echapper au bruit infernal et aux courants d’air mais mes voisins ne sont pas de cet avis et ouvrent le plus grand possible toutes les vitres a leur portee. Thibaut arrive, dieu seul sait comment, a s’assoupir dans ce charivari, tandis que je peste et compte desesperement les heures qui nous separent de l’arrivee.

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