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Repos avant l’effort

Lundi 30 Avril et Mardi 1er Mai, Cafayate

mardi 1er mai 2007, par Laure


Nous avons decide de rester un jour de plus que prevu pour profiter encore un peu de notre si agreable petit village et mettons a profit cette journee gagnee pour... ne rien faire (ou tout au moins pas grand chose). Nous avons meme une excuse puisque nous avons prevu de louer des velos demain pour partir a la decouverte de la quebrada voisine, ce qui justifie bien de se reposer une journee pour etre sur d’etre en forme ! Nous trouvons quand meme quelques occupations pour passer agreablement la journee. Tout d’abord une visite d’une seconde bodega, celle de Domingo Hermanos, plutot reputee, histoire d’etre certains que nos critiques des vins argentins soient justifiees. La visite se fait toujours autant au pas de course, sans rien de vraiment exceptionnel, mais, bonne nouvelle pour les amoureux du vin argentin, nous trouvons celui-ci meilleur. Comme en plus on nous offre un peu de fromage de chevre pour accompagner notre verre, nous voila bien contents de notre visite. Nous retournons aussi au marche artisanal, qu’il faut bien que nous fassions vivre un peu, aucun touriste ne semblant tres interesse par ses articles en laine. Je complete mon equipement special grands froids par un bonnet bien chaud tandis que Thibaut craque pour un tapis apres etude detaillee des modeles exposes. Ce n’est pas comme ca que nos sacs vont s’alleger mais nous sommes contents de nos emplettes. Nous completons la journee en visitant enfin l’eglise devant laquelle nous sommes passes des dizaines de fois sans jamais entrer et dont la simplicite nous plait beaucoup.

Le 1er mai est ferie aussi en Argentine et les rues sont desertes ce matin. Nous nous inquietons un peu de ne pas trouver de loueur de velos ouvert mais sommes sauves par le proprietaire de notre hotel qui nous remet les cles du magasin de location voisin. En fait, celui-ci lui appartient et nous n’avons plus qu’a aller nous servir librement dans le stock de VTT a notre disposition. Nous partons munis d’un pique nique leger et de reserves d’eau, pares pour affronter le desert. Nous connaissons deja la quebrada de Cafayate pour l’avoir parcourue en voiture il y a deux ans et n’avons pas eu envie de subir les contraintes d’un tour organise pour la revoir cette annee. Le velo nous semble un bon compromis : certes nous n’irons pas jusqu’au bout de cette vallee creusee par le fleuve puisqu’elle fait quand meme pres de 30 km de long mais notre mode de transport devrait nous permettre de profiter agreablement des paysages. Nous traversons les faubourgs de la ville suivis d’une longue route en legere descente qui conduit au debut de la quebrada et sur laquelle nous filons. Nous traversons bientot un etrange desert avec des dunes de sable blanc et fin du plus bel effet avant de penetrer dans la vallee proprement dite. La route devient tout de suite plus difficile : les lacets se succedent et, plus genant, nous alternons rudes montees et descentes tout aussi pentues. Notre moyenne horaire s’en ressent mais ce n’est pas bien grave puisque nous avons ainsi le temps de nous repaitre des magnifiques paysages traverses qui changent a chaque tour de roue. Partout des roches rouges et desolees, aux formes etranges qui semblent sculptees dans la pierre : ici un obelisque parfait, plus loin de lourdes masses appelees les Chateaux et enfin, le clou du spectacle, les Fenetres, de grands pans rocheux perces de trous entre lesquels la route se faufile et disparait au loin. Nous n’avons pas envie de nous arreter, curieux d’aller voir plus loin mais il est deja tard et il faut penser au retour. La chaleur devient difficile a supporter et nous avons deja parcouru pres de 30 km, pas grand chose pour des cyclistes chevronnes mais pas mal pour des debutants comme nous, surtout sur cette route tout sauf plate.

Le temps d’un rapide pique nique sous un des plus que rares arbres du coin et nous reprenons la route en sens inverse. Les choses se gatent pour moi puisque, apres cette pause, je sens la fatigue de l’aller et j’ai du mal a retrouver le rythme. Cela ne s’arrange pas avec le temps, j’ai de plus en plus de courbatures et commence a compter desesperement les bornes kilometriques sur le bord de la route. Le retour sera plus que laborieux, ce n’est qu’apres de multiples pauses et une ou deux montees a pied en poussant mon velo que j’arrive enfin, epuisee, devant l’hotel ou je me jure de ne pas remonter sur un velo avant longtemps (ou du moins pas pour aller aussi loin !). Nous reprenons des forces devant une enorme assiette de frites a la terrasse de notre restaurant prefere, un des rares ouverts aujourd’hui, nous avons de la chance. Le reste de l’apres midi est consacre a un repos merite. C’est bien de jouer les sportifs juste par allergie aux tours organises, encore faut il etre pret a souffrir un peu !

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