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Volcan suivant

Vendredi 20 Octobre, Cemoro Lawang (Mont Bromo)

vendredi 20 octobre 2006, par Laure


Pas vraiment motives par ce qui nous attend mais sans avoir vraiment le choix, nous nous preparons a une autre journee de transport pour rejoindre le prochain volcan, le Mont Bromo. Le reveil sonne une fois de plus a 5h30 pour attraper le bemo qui doit normalement passer devant l’hotel a 6 heures. A 6 heures, nous sommes a notre poste, devant la barriere de la plantation, mais de bemo pas la moindre trace. D’autres gens qui attendent la ne savent pas vraiment nous renseigner mais nous conseillent de descendre plutot jusqu’au village. Et oui, c’etait trop beau, pour une fois que tout semblait bien organise ! Au village, personne ne sait nous dire ou et a quelle heure ce fichu bus est cense passer et c’est finalement un policier qui nous sauve la vie, nous faisant patienter sur la terrasse du poste de police et partant en velo demander au bemo, gare un peu plus loin, de venir nous prendre. Finalement, apres l’attente habituelle pour atteindre un taux de remplissage suffisant (par chance cette fois le chauffeur est moins ambitieux et se contente de nous tasser "normalement", nous laissant assez d’espace pour respirer, ouf), nous partons a 7h et entamons la descente vers la vallee. Nous avons de la chance car il va jusqu’a la prochaine grande ville, nous evitant ainsi un changement supplementaire. Arrives a 9h a la gare routiere, nous enchainons sur le bus suivant, direction Probolinggo, la ville la plus proche du Bromo. Dans un moment d’euphorie inconsideree, nous nous voyons deja arriver tot a destination : apres tout Probolinggo est a seulement une grosse centaine de kilometres et de la nous n’avons qu’a prendre un bemo pour grimper dans la montagne jusqu’au cratere. Nous revons deja d’apres midi tranquille au bord du volcan, nous permettant de faire la lessive qui s’accumule, voire meme la sieste, luxe inconsidere. Mais c’etait une fois de plus mal connaitre les transports indonesiens : notre bus, une fois de plus, passe son temps a s’arreter a chaque carrefour pour poser ou prendre des passagers et la route est surpeuplee. A perte de vue devant nous, ce ne sont que camions, bus, bemos, mobylettes, roulant dans le desordre le plus apparent, souvent de front. Notre chauffeur essaie tant bien que mal de se frayer un chemin dans ce bazar a grand renfort de klaxon et de depassements parfois hasardeux, mais sans pour autant ameliorer beaucoup notre moyenne horaire. Enfin arrives a la gare routiere, nous grimpons dans un bemo qui semble pret a partir... pour mieux attirer le touriste car en fait il fait comme tous ses collegues et attend d’etre completement plein pour demarrer. Thibaut en profite pour aller nous ravitailler en bananes puisque encore une fois le repas de midi sera avale dans le bus. Il est accompagne dans tous ses deplacements a travers la gare routiere par le rabatteur du bus qui essaie desesperement de lui vendre une excursion pour demain ou un transport pour le retour, ce qui permet au moins a Thibaut d’etre sur que le bus ne demarrera pas sans lui ! Histoire de tromper l’ennemi, le bus demarre et roule jusqu’au portail de la gare, attend quelques minutes, puis fait 50 metres de plus... pour attendre dans la rue un hypothetique passager. Enfin nous roulons et nous pensons etre enfin tires d’affaire jusqu’a ce que le bemo decide de s’arreter a mi chemin : c’est decide il n’ira pas plus haut faute de passagers en nombre suffisant, nous n’avons plus qu’a prendre un autre bemo dans ce village. Et hop, c’est reparti pour 30 minutes d’attente, ras le bol, il y a vraiment de quoi devenir fou dans ce pays ! C’est a 15 heures que nous arriverons enfin a destination, leves a 5h30 et apres 8 heures de transport (roulants ou a l’arret, certes, mais question confort ca ne fait pas vraiment de difference !). Nous avons une (derniere) mauvaise surprise : l’hotel que nous avions repere pratique des tarifs carrerment prohibitifs pour des chambres finalement pas terribles, son seul point fort etant la vue sur le cratere. Nous n’avons pas le courage de faire le moindre trajet supplementaire et nous posons enfin dans une chambre. Nous comprenons le pourquoi des prix une fois dehors : la vue est tout bonnement epoustouflante d’ici. Nous dominons la caldeira du Bromo, immense plaine desolee de cendres grisatres aux allures lunaires, sans la moindre vegetation. Devant nous, le cratere du Bromo, bel ovale legerement fumant et a sa gauche, le Semeru, volcan encore plus actif qui crache un impressionnant et parfait champignon de fumees et scories a intervalles reguliers. Quelques pistes parcourues par des jeeps sillonnent la caldeira et permettent d’aller jusqu’au volcan. C’est ce qui nous attend demain matin et nous avons hate d’aller voir la bete de plus pres !
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