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Nos achats chez les amis

Jeudi 2 Novembre, Pekin

jeudi 2 novembre 2006, par Laure


Apres un trajet en metro pas vraiment efficace et plutot deprimant, le metro etant vraiment vieillot, nous quittons l’hypercentre de Pekin pour arriver au niveau du 2e peripherique. Pekin ne compte pas moins de 5 peripheriques concentriques, le 1er correspondant a l’enceinte de la ville ancienne, et vu le trajet deja parcouru pour atteindre le 2e nous avons du mal a imaginer a quoi peuvent ressembler les suivants ! Nous essayons de nous reperer entre les ponts autoroutiers et les routes a double voie, aides en cela par la logique implacable de la signalisation pekinoise. Ici les panneaux indiquant le nom des rues sont de couleur differente selon leur orientation nord / sud ou est / ouest et portent en plus des fleches indiquant la direction suivie. Il ne nous reste plus qu’a retenir une bonne fois pour toute les 4 points cardinaux et nous devrions etre capables de ne plus nous perdre.

Apres les visites culturelles d’hier, aujourd’hui la journee est placee sous le signe du shopping. Pekin semble offrir plusieurs magasins ou marches interessants, permettant de verifier le mythe de la production chinoise a prix casse et, meme si nos sacs sont deja bien pleins, je ne compte pas repartir sans aller voir ca de plus pres. Nous commencons par le plus connu, le Magasin de l’Amitie (Friendship Store). A l’epoque communiste, ce fut le premier magasin ouvert a destination des etrangers et il proposait de nombreux articles de luxe introuvables ailleurs et inaccessibles au commun des chinois. Nous nous attendons a trouver un grand magasin avec un assortiment d’artisanat et de produits chinois mais nous avons sous estime la taille de l’endroit. Nous entrons par une porte monumentale veillee par un gardien en uniforme et decouvrons un espace immense divise en differentes boutiques. Et encore, ce n’est qu’un etage, le magasin en compte 4 ! Nous passons rapidement la partie porcelaine (trop fragile), meubles (trop encombrant) et bijoux (trop cher) pour nous attarder plus longuement aux rayons artisanat et habits. Partout de jolies choses attirent notre attention et nous ne savons pas ou donner de la tete. Nous flanons de rayon en rayon en essayant d’etre raisonnables et de ne pas tout acheter, meme si la tentation est grande, et repartons quand meme avec deux sacs bien garnis. Heureusement que nous avions prevu d’envoyer un colis de Hong Kong en France !

Avec tout ca, il est deja tard et nous avons faim. Nous avons repere sur le guide un restaurant russe dans le quartier de la meme nationalite et marchons 20 bonnes minutes pour parcourir ce qui nous paraissait une broutille sur le plan. Cette ville est decidement trop grande pour nous, il va falloir songer a louer des velos si nous ne voulons pas finir epuises. Helas quand nous arrivons a l’adresse indiquee, nous apercevons une immense palissade qui couvre ce qui fut un pate entier de maisons, vantant les merites d’un futur complexe immobilier. Apparemment, comme dans plein d’autres endroits de la ville, le restaurant et ses environs ont ete victimes de la volonte de modernisation du gouvernement, rases pour construire du flambant neuf. Nous n’avons plus qu’a faire demi tour et marcher encore une bonne trotte avant de trouver refuge dans un restaurant tibetain, heureusement delicieux. Reconfortes, nous pouvons attaquer l’etape suivante de la journee shopping : une librairie francaise susceptible de racheter le guide de voyage de l’Indonesie et nos romans lus. Seule difficulte, le quartier de Sanlitun ou se trouve la librairie en question est en cours de restructuration complete sous la patte des bulldozers. Pourtant prevenus, nous ne nous attendions pas a un tel spectacle : tout un quartier a ete rase et est en cours de reconstrution, bien cache derriere des palissades. La poussiere des chantiers impregne l’air, nous empechant de respirer, tandis que le bruit des engins de travaux est partout. Nous marchons un bon quart d’heure au milieu de ce chaos, essayant de nous reperer parmi le quelques bars et commerces restant encore debout au milieu des gravas. Quand nous arrivons enfin a la librairie, c’est pour decouvrir qu’elle ne rachete aucun livre, argh ! Nous ne sommes pas venus completement pour rien puisque nous en profitons pour aller faire un tour au marche aux vetements voisin. Apres une negociation que j’espere suffisante (comment savoir le bon prix quand celui annonce au debut est 10 fois celui que je finis par payer !), je m’equipe pour l’hiver avec un jean et un beau pull en cashmere. Meme si ce n’est pas raisonnable pour le poids du sac, cela va faire du bien de retrouver des habits un peu plus civilises apres deux mois en pantalon de randonnee et polaire. Le temps de faire quelques courses dans un grand supermarche pour notre pique nique du soir (nous n’avons pas le courage de ressortir chercher un restaurant), il est plus de 21h quand nous rentrons a l’hotel, epuises par ce qui devait eetre une journee tranquille. Ah, les pieges du shopping !

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