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Notre pire journee de voyage

Samedi 30 Decembre, Nong Khai

samedi 30 décembre 2006, par Laure


Nous sommes de nouveau prets a repartir, apres cette petite incursion en Thailande, il est temps de se diriger a nouveau vers la frontiere du Laos, cette fois pour aller visiter le sud du pays. Nous nous sommes leves tot pour arriver en avance a la gare routiere et etre surs d’avoir une place dans le bus de 8h30, apres nos experiences laotiennes nous sommes maintenant prudents. Malheureusement, nous avions sous estime le temps necessaire pour prendre le petit dejeuner. Il faut dire que dans la guesthouse familiale ou nous logeons, tenus par un Francais expatrie et sa femme thailandaise, tout est prepare au dernier moment. Un peu trop meme, puisqu’une fois notre commande passe, nous avons la surprise de voir Jacques, le proprietaire, partir a fond de train sur sa moto en direction du village et en revenir quelques minutes plus tard... avec des oeufs ! Je me maudis d’avoir commande l’ingredient manquant et de l’avoir ainsi fait courir mais quelques instants plus tard, rebelote, il repart aussi sec pour d’autres courses indispensables a la confection de nos plats. Au debut, cela nous amuse, mais au bout d’un temps plus que certain passe a attendre, nous commencons a nous inquieter de rater notre bus et a trouver ca beaucoup moins drole. Nous avons perdu toute notre avance suite a ce contretemps et c’est finalement a 8h15 passes que nous arrivons. Ouf, il reste des places dans le bus 8h30 mais elles ne sont pas numerotees, esperons que nous aurons un vrai siege et non un tabouret pour les 6 ou 7h de trajet qui nous attendent.

Le bus arrive a l’heure dite et, alors que Thibaut se charge des sacs, je me faufile en direction de la porte pour essayer de monter parmi les premiers et obtenir un siege. C’etait compter sans la folie furieuse qui s’empare des thailandais a la vue du bus : de toute part, on bouscule, on agrippe le voisin pour lui passer devant, on ecrase des pieds, on pousse sans facon le plus faible pour gagner une place. Je suis choquee par cette foire d’empoigne ou tous les coup semblent permis (et pourtant en France, nous sommes plutot entraines a resquiller dans les queues) et mets quelques instants avant de decider d’adopter les regles du jeu locales pour m’assurer une place dans le bus. Apres avoir reussi a grimper les quelques marches fatidiques, je comprends mieux le pourquoi de cette bataille. Le bus est en fait deja plein des passagers montes a la gare precedente et la ruee vers l’interieur servait juste a s’assurer une bonne place (si on peut dire) debout dans la travee centrale. Voyant comme nous sommes deja tasses, je crains un instant que Thibaut n’arrive meme pas a monter, le bus etant complet. Mais non, les passagers continuent a affluer et a se compresser dans le moindre espace a un point que je n’aurais jamais imagine. Debout, tasses contre nos voisins avec nos petits sacs a dos poses tant bien que mal entre nos pieds, nous hesitons a descendre et a prendre le bus suivant mais renoncons. De toute maniere, il faut bien que nous partions d’ici et cette ligne de bus est la seule qui existe. J’ai du mal a croire que l’on puisse voyager ainsi pendant 7h et je me dis qu’il y a forcement une explication logique. Peut etre ces passagers vont ils tous descendre a la ville suivante et l’inconfort n’est que passager ? Mais non, pas la peine de rever, a la gare suivante si quelques personnes descendent il en monte encore plus et notre taux de compression est de pire en pire !

Je bataille impitoyablement avec mes voisins pour essayer m’assurer un bout d’accoudoir qui me permettra au moins de m’appuyer un peu tout en restant debout. Au bout d’une heure particulierement inconfortable, ma voisine thailandaise, qui a la chance d’etre assise avec son petit garcon, se tasse un peu contre lui et me cede ainsi une petite portion de siege. Je lui voue ma reconnaissance eternelle : on ne peut pas dire que ce soit vraiment confortable vu que je n’ai la place que de poser une fesse sur le siege mais ca vaut toujours mieux que d’etre debout. Je me demande comment nous allons pouvoir tenir une journee entiere dans cet inconfort et pourtant les longues heures passent peu a peu. Ce bus est meme un peu trop efficace car nous roulons en continu sans meme une pause toilette ou dejeuner, ce qui rend le trajet d’autant plus long.

A 16h, miracle, nous avons survecu et sommes arrives a destination dans la grande ville de Khon Kaen. Un peu trop grande ville d’ailleurs : a la vue de ces immenses avenues a la circulation trepidante, nous n’avons pas le courage de faire etape ici, d’y chercher un hotel pour en repartir demain. Nous decidons de continuer la route pour Nong Khai, petite ville sans doute plus agreable situee a la frontiere du Laos. Tant qu’a faire une journee transports horribles, autant s’en debarasser aujourd’hui et s’installer directement dans un endroit agreable. A 17h, nous repartons donc dans un bus cense etre direct pour un trajet qui devrait durer un peu plus de 2 heures. Confiants, nous n’avons meme pas pris le temps d’acheter a manger ou a boire, pensant trouver tout cela a destination. A 19h, nous arrivons a Udon Thani, la grande ville suivante et commencons un tour des faubourgs et de toutes les gares routieres... Quand nous esperons enfin repartir, d’autant qu’il fait maintenant nuit noire, surprise : nous ne sommes plus qu’une petite dizaine dans le bus et on nous fait signe qu’il faut descendre et monter dans un autrer vehicule. Nous nous demandons quelles sont ces nouvelles manigances mais n’avons pas trop le choix et obtemperons. A 20h, nous sommes toujours stationnes au bord de la gare routiere a attendre dieu seul sait quoi. Avantage : nous en avons profite pour faire un ravitaillement commando (de peur que le bus reparte) en chips et eau au stand voisin. Il sera finalement 21h15 quand nous arriverons enfin (ENFIN !) a destination apres environ 13h de voyage dans des conditions eprouvantes. Pour couronner cette journee maudite, l’hotel ou nous voulions loger est complet et a cette heure tardive nous avons peur que tous les autres soient maintenant fermes. Heureusement le gerant vient a notre secours et nous accompagne jusqu’a un hotel voisin, n’hesitant pas a tambouriner a la porte pour qu’on nous ouvre. La chambre n’est pas terrible mais apres tout ca nous nous en contenterons. Quelle journee ! Moi qui etais contente d’arriver en Thailande, m’imaginant que les bus y seraient super confortables et rapides et que nous en avions fini avec nos trajets galeres des pays voisins. Ce ser finalement la pire journee de notre voyage (en esperant qu’il n’y en ait pas d’autre !).

2 Messages de forum

  • Notre pire journee de voyage

    11 décembre 2007 22:08, par DVINA mail : wendycetout@hotmail.com

    Bonjour,

    Votre site est une pépite de renseignements, merci !!! Une question : vous avez prit un bus VIP ? Car je prépare mon voyage pour la THAILANDE en Avril 2008 et on me conseil le BUS VIP qui est pas cher.

    Merci pour l’info.

    DVINA

    • Notre pire journee de voyage 2 mars 2008 19:21, par Laure

      Bonjour Dvina,

      Ce qu’il faut savoir c’est que les bus VIP n’existent que sur certaines destinations, généralement entre les grandes villes. Quand tu veux aller dans des endroits moins connus, comme le trajet que nous avons fait ce jour là, tu n’as souvent pas le choix. Et voilà comment nous nous sommes retrouvés dans ce qui restera comme un des plus longs trajets du voyage !!! Bon voyage et à bientôt sur le site.

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