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Echange

14 novembre 2006, Macao

mardi 14 novembre 2006, par Thibaut


Le centre historique de Macao me rappelle le Portugal, pas tant par les facades des batiments un peu trop propres mais dans une multitude de details decoratifs et architecturaux. Les petites rues sont pietonnes, sinueuses et recouvertes de paves irreguliers. Les petites boutiques de vetements occupent les rez-de-chaussee des immeubles bas. Les cours interieures sont ornees d’azulejos et agrementees de fontaines, comme les placettes devant les eglises.

L’atmosphere des restaurants fait penser au pays avec ses serveurs styles et sa cuisine recherchee. La cuisine a un veritable gout portugais presque totalement libere des saveurs cantonaises que je n’apprecie pas. Nous dejeunons meme de laitages dans une echoppe specialisee en flans et cremes a base de lait de vache, ce qui est inhabituel en Asie. Le plus visible placage de la culture portugaise est dans la traduction systematique des panneaux, pancartes, avis ou raisons sociales du chinois au portugais. Combien de gens ici parlent encore portugais ? Apres plusieurs mois baignes dans une ambiance linguistique sino-anglophone, dechiffrer des indications dans une langue romane me donne l’impression d’etre revenu en Europe pour quelques jours.

La ville elle-meme n’est pas tres belle. Les demeures anciennes sont cachees dans un enchevetrement d’immeubles ni tres propres ni tres luxueux. Aux fenetres des appartements, des grilles de fer forge ajoutent ce que mon imagination appellerait un touche portugaise a ces immeubles dignes d’une quelconque ville mediterraneenne.

Ou travaillent les habitants de Macao ? Dans les casinos peut-etre, ce qui expliquerait pourquoi nous sommes les seuls a manquer de monnaie pour payer dans les bus urbains. Les jeunes s’occupent a personnaliser leur voiture pour la faire ressembler a celles du grand prix, avec la sonorisation en plus. Ils peuvent s’amuser sur les boulevards qui sont deja prepares avec tribunes et glissieres de securite. Le bus urbain nous emmene sur le circuit, mais a une vitesse indigne.

Enchante par la chambre dans la pousada j’espere gagner au casino assez de dollars pour financer des nuits supplementaires. Les machines du Lisboa sont compliquees (ou sont les vrais bandits manchots ?) mais pas genereuses. Laure gagne assez pour s’acheter un livre et moi juste de quoi rembourser les vingt dollars de mise. J’ai tout recupere en petite monnaie, c’est parfait pour payer nos trajets de bus.


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