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Colis piege

Lundi 16 Avril, Mendoza

lundi 16 avril 2007, par Laure


Apres l’horrible soiree d’hier, il est hors de question de rester une nuit de plus dans cet hotel et nous voila donc contraints de refaire une fois de plus nos sacs et de demenager. Heureusement, nous trouvons sans difficulte un autre logement dans un agreable hotel a l’architecture coloniale ou les chambres sont disposees autour d’un grand patio. Avec tout ca, nous ne sommes pas en avance pour l’activite de la journee, celle pour laquelle nous sommes restes ici jusqu’au lundi, l’envoi d’un colis. Nous filons vers la poste et nous heurtons a une premiere difficulte : contrairement a d’habitude, cette poste ne vend pas de cartons et il nous faut nous debrouiller pour trouver une boite ou emballer nos marchandises. Nous repartons en sens inverse a la recherche d’une papeterie susceptible de nous vendre le precieux emballage. Nous en avons croise plein hier mais bien sur, aujourd’hui, pas moyen d’en retrouver une. Quand nous trouvons enfin notre but, la vendeuse ne peut nous proposer que de maigres boites en carton souple de toute maniere trop grandes pour ce que nous voulons en faire. Nous faisons en vain le tour du quartier et sommes finalement sauves par un minuscule magasin... en face de la poste (grmf) qui en plus de proposer des photocopies vend des cartons d’occasion recuperes a cet effet. Nous voila de retour a notre point de depart avec notre carton rempli, prets a affronter l’enorme queue sauf qu’un employe nous fait signe que nous devons d’abord faire examiner le contenu de notre paquet par les douanes. Un ecriteau a la porte precise que le bureau est ouvert jusqu’a midi, or il est midi et demi mais bon, puisqu’on nous a dit de venir ici, qu’importe nous frappons. Cela a pour effet de faire sortir un douanier ronchon qui nous confirme que la douane est fermee jusqu’a demain matin, nous voila bien avances. Nous faisons demi tour avec notre paquet decidement maudit quand le meme employe que tout a l’heure nous interpelle, nous fait passer devant tout le monde jusqu’a son guichet et nous demande notre paquet. Qu’importe les douanes, ce sympathique monsieur a decide de ne pas s’en faire et d’envoyer quand meme nos marchandises ! Nous voici bien contents avec tout de meme une pointe d’inquietude, nous esperons que cela ne nuira pas au bon envoi du colis. Mais apparemment ce n’est pas un probleme, le paquet est vite ferme et dument etiquete, nous voila sauves. Bien sur le si serviable employe en profite alors pour nous proposer d’acheter quelques cartes postales qu’il avait justement en stock, apres tout c’est de bonne guerre et nous lui concedons de bon coeur ce pourboire. Decidement, si l’on en croit l’exemple de la poste, l’Argentine ne semble pas encore remise de la liberalisation et de la privatisation a tout va de son service public !

Nous sommes quand meme bien soulages d’avoir pu enfin vider un peu nos sacs a dos qui attendaient ce repit depuis plus d’un mois puisque nous hesitions deja a faire cet envoi a Santiago. L’apres midi est bien avance et nous trouvons une balade pour occuper les quelques heures qui nous restent. Nous partons en bus pour le Cerro della Gloria, la colline qui domine la ville et qui devrait, nous esperons, nous offrir une belle vue sur les Andes. La montee a pied est rapide, a peine une petite demi heure, mais la chaleur etouffante dans cet air sec et cette vegetation rase plutot desertique. En haut, nous avons en effet une tres belle vue sur les environs et surtout les kilometres de plaine qui s’etendent autour de Mendoza. Une telle immensite est impressionnante et nous decouvrons aussi les lotissements a l’argentine, alignements sans fin de maisons toutes identiques le long de rues au carre. Ici pas de probleme de place ni de quartier ancien, si l’on a besoin de construire on defriche un bout de plaine et on prone l’efficacite sans fioriture superflue. Les montagnes pour lesquelles nous etions venus sont elles aussi bien la, interrompant agreablement cette plaine infinie, mais leurs sommets sont helas voiles et partiellement caches par les nuages. Le sommet de la colline est aussi l’endroit ideal pour un monument kitschissime a la gloire des liberateurs de l’Argentine et des pays voisins lors de la revolte contre les espagnols. La aussi, pas de demi mesure, on a de la place pour construire et des materiaux a revendre. L’omnipresent San Martin, qui donne son nom a la moitie des rues argentines, est represente grandeur nature dans toute sa majeste.

Nous terminons cette journee finalement plutot productive par une visite au Carrefour local, poursuivant ainsi le tour des supermarches du monde commence en Chine. Rien de tres exotique ici, si ce n’est le prix derisoire de la plupart des articles. L’Argentine a beau sortir petit a petit de la crise economique de 2001, les prix restent encore tres bas, ce qui est bien agreable pour les touristes que nous sommes. En prevision de notre depart vers les montagnes, j’investis dans un tee shirt a manches longues pour la modique somme d’un ou deux euros. Il est temps de rentrer a l’hotel pour une nuit, esperons le, plus tranquille que la precedente.

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