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Le rythme du Vanuatu

Mercredi 14 Fevrier, Lamen Bay

mercredi 14 février 2007, par Laure


Nous avons bien fait de nous coucher tot, ce matin nos deux cuisinieres sont plus organisees et nous appellent des 7h30 pour le petit dejeuner. Ce n’est pas grave, nous commencons a adopter rythme des gens d’ici et etions deja debouts. Le soleil et le ciel bleu sont enfin revenus et nous profitons d’une derniere matinee sur notre plage privee a contempler les volcans. Quand celui de Lopevi est plus actif, on peut parait il le voir rougeoyer la nuit et apercevoir des fumerolles, malheureusement nous n’avons pas eu droit a ce spectacle. Nous regagnons notre chambre pour ranger notre sac et attendons notre camion taxi au frais dans notre abri de jardin. Nous avons convenu avec le chauffeur qui nous avait emmenes qu’il reviendrait nous chercher aujourd’hui a 11h. En attendant, nous remplissons a la demande de la gerante le livre d’or de la pension, un simple cahier d’ecoliers ou les quelques touristes passes par ici laissent leurs commentaires. Nous sommes un peu attristes par le peu de personnes qui viennent loger ici, leurs derniers clients dataient du mois de novembre et il n’y en avait pas eu beaucoup avant. Pourtant l’accueil est extraordinaire et le confort tout a fait correct, dommage que l’investissement fait par les villageois pour ouvrir cette structure et s’adapter aux besoins des touristes ne porte pas plus ses fruits. Nous remercions chaleureusement notre charmante hotesse et lui laissons un commentaire elogieux, en souhaitant que cette guesthouse arrive enfin a se faire connaitre.

A 11h30, nous lisons toujours tranquillement sous notre abri, apres tout nous ne sommes pas presses. A 12h, nous sommes toujours la et commencons a nous demander si le chauffeur ne nous a pas oublies mais comme les gens du village ne semblent pas s’en inquieter nous supposons que comme d’habitude le bouche a oreille aura bien fonctionne. A 12h29, nous commencons a pester : j’ai bientot fini mon livre, commence a avoir faim et me demande combien de temps nous allons encore attendre comme ca. A 12h30, notre chauffeur arrive s’excusant pour son retard imprevu, sans plus d’explications. Decidement, malgre nos efforts, nous n’avons pas encore tout a fait pris le rythme du Vanuatu. Nous partons apres moults au revoir aupres des gens du village et en profitons pour jouer les taxis pour la population de l’ile. Deux jeunes filles montent avec nous dans le camion, profitant apparemment de cette balade gratuite et nous nous arretons un peu plus loin dans un autre village pour charger habitants et provisions. Le transport coute horriblement cher au Vanuatu (nous payons notre camion presque 30 euros pour a peine 10 kilometres !!), le rendant je suppose quasi inaccessible pour la majorite des gens. Pas etonnant que des qu’un camion circule tous en profitent pour se deplacer. Notre chauffeur nous depose devant l’unique petite pension du village : apres les Sunrise Bungalows ou nous logions hier, sur la cote est bien sur, nous voici maintenant sur la cote ouest aux... Sunset Bungalows ! La chambre et les sanitaires sont plutot rudimentaires et un peu vieillots par rapport a l’extreme soin et a la proprete de notre logement precedent mais cela ira bien pour quelques jours.

Notre logement est cette fois situe en plein coeur du village de Lamen Bay, le plus important de l’ile de Epi et l’ambiance y est donc assez differente. Fini l’isolement, nous avons maintenant l’impression de participer a la vie du village. Hommes a machettes et femmes en robes missions vont et viennent sur l’unique piste en terre qui passe devant notre porte et, le soir, ce sont des groupes d’enfants joyeux revenant sans doute de l’ecole. Les palmiers portent des traces de coupures horizontales successives sur leur tronc et nous nous demandons de quoi il s’agit avant de comprendre que ce sont tout simplement les marques laissees par l’aiguisage des machettes. D’ailleurs les habitants aussi portent leurs propres marques liees a l’utilisation pas toujours prudente de cet outil et il n’est pas rare de croiser des personnes arborant bandages ou cicatrices. Nous testons la plage, pas vraiment agreable aujourd’hui car le vent souffle en rafales et, sur cette cote, nous n’en sommes pas proteges, contrairement a Nikaura. Une forte odeur de poisson regne au bord de l’eau, nous nous demandons si elle vient des algues ramenees par la tempete des jours precedents et esperons qu’elle voudra bien disparaitre demain. Le snorkelling est pour l’instant impossible vu l’agitation de l’eau et nous remettons a plus tard l’exploration de la baie.

Le diner du soir est servi a 18h, ici on ne plaisante pas avec les horaires et nous avons a peine le temps de contempler le coucher de soleil avant de diner. Nous faisant la connaissance de Martin, un anglais qui a plante sa tente sur la terrasse de la guesthouse. Alors qu’il parait extremement jeune, il nous explique qu’il a en fait plus de 40 ans et passe la moitie de chaque annee a voyager, depuis longtemps. Il travaille comme comique dans un des bars d’Ibiza et, sitot finie la saison d’ete, le voici de nouveau sur les routes avec son sac a dos. Du coup, nous avons droit a une performance d’acteur complete pour notre seul benefice avec incarnation d’une galerie de personnages rencontres dans ses voyages. Le diner est plutot anime et nous nous amusons de son energie et de son cote loufoque. Habitues a notre rythme de se coucher avec les poules, nous lui faussons compagnie assez tot, gardant ainsi une reserve d’histoires droles pour demain.

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