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On s’enfuit vers l’Argentine !

Lundi 2 Juillet, La Quiaca

lundi 2 juillet 2007, par Laure


Pour une fois, nous sommes organisés et prévoyants et nous faisons bien. Alors que nous arrivons à la gare routière pour réserver le bus pour notre départ de demain, nous avons la surprise de nous voir opposer un refus à la première compagnie à qui nous nous adressons : pas de bus demain nous dit-on. Bizarre, pourtant ce bus était bien indiqué sur les horaires ? Nous tentons notre chance au guichet concurrent où cette fois une employée un peu plus loquace nous explique la situation : demain des "bloqueos", ces blocages routiers dont la Bolivie est coutumière, sont prévus et tout trafic routier est donc interrompu au départ de Tupiza. Apparemment, les compagnies de bus n’attendent même pas de voir ce qu’il en est vraiment et préfèrent anticiper en annulant tous les trajets. Aïe, voilà qui ne nous arrange pas du tout, nous n’avons pas envie de rester coincés ici plusieurs jours supplémentaires.

La décision est vite prise : puisque nous n’avions encore rien prévu pour aujourd’hui, changement de programme, on part ! Nous prenons vite un billet pour cet après-midi, nous disant que les bus vont être vite complets si l’information concernant les blocages se répand. Retour à l’hôtel pour préparer nos sacs, nous demandons également à récupérer plus tôt la lessive que nous avions confiée à l’hôtel. Tant pis, nous ne découvrirons pas Tupiza plus avant, il faut dire aussi que nous sommes un peu déçus par notre découverte de la Bolivie et que l’idée de prolonger notre séjour ici ne nous enchante pas vraiment. Les conditions de vie sont difficiles dans ce pays, nous avons souffert du froid et de l’altitude mais aussi de l’attitude de la population envers les touristes que nous sommes. Même s’il y a heureusement quelques exceptions, nous avons vraiment l’impression de déranger, de gêner les habitants par notre présence et partout l’accueil est aussi froid que le climat ambiant. Comparé au Pérou voisin où partout nous avons été très bien reçus, nous ne nous sentons pas bien ici et garderons un souvenir mitigé de notre passage dans ce pays.

Nous faisons un dernier petit tour en ville, prenons le temps de déjeuner puis filons à l’hôtel récupérer sacs et linge propre. Bien sûr, une fois de plus, la personne à la réception n’a absolument pas écouté notre demande, personne ne sait où est passée notre lessive, personne ne semble s’en préoccuper beaucoup non plus et c’est encore l’occasion d’une bonne engueulade avant qu’une des employées ne se décide à bien vouloir régler le problème. C’est en courant, sacs au dos et lessive à la main, que nous partons à la gare routière où nous réussissons à nous trouver une petite place dans un bus archi-bondé. Le départ se fait à l’heure prévue et deux heures trente plus tard nous sommes soulagés d’arriver à bon port à Villazon, la ville frontière avec l’Argentine. La frontière se passe à pied, les deux pays se trouvant de part et d’autre d’un grand pont. Nous sommes contents de retrouver l’Argentine et d’échapper ainsi à la Bolivie et à ses blocages, ne sachant pas trop comment la situation peut évoluer demain. Nous sommes toujours tristes quand nous avons l’impression de passer ainsi à côté d’un pays mais il faut avouer que nous sommes vraiment heureux de retrouver l’Argentine, ses habitants souriants et accueillants et un peu de confort. Nous fêtons ce retour aux sources avec le festin local : une bonne parillada avec comme d’habitude des portions gargantuesques et délicieuses de viande grillée.

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