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Dans la bouche du diable

Samedi 5 Mai, Tilcara

samedi 5 mai 2007, par Laure


Bien contents d’avoir un peu de temps pour découvrir Tilcara plus en détails, nous partons pour une promenade que nous a indiquée hier la propriétaire de l’hôtel. Nous sortons du village pour gagner la campagne toute proche, ou plutôt en guise de campagne un mélange poussiéreux de roches, d’arbustes et de cactus, borde par une longue chaine de montagne aux formes torturées. Nous prenons un chemin qui grimpe le long du lit du fleuve a sec qui a creuse son chemin dans ces roches rouges. Le début est plutôt facile mais, au fur et a mesure que nous progressons, la montée se fait plus rude et le paysage beaucoup plus aride. Nous sommes doubles par un jeune garçon sur son cheval, tout a fait a sa place dans ces montagnes de western. Nous admirons les immenses cactus aux longs bras et comprenons mieux pourquoi le but de notre promenade s’appelle la Gorge du Diable, le paysage se faisant de plus en plus hostile. Arrives au bout du chemin, nous avons certes une belle vue sur les montagnes environnantes mais ne voyons nul ravin ou canyon susceptible de ressembler au but de notre promenade. Mais si, un petit sentier part a angle droit et en descente, c’était bien la peine de monter si haut ! Au bout de celui-ci, nous découvrons enfin la fameuse gorge diabolique, un étroit ravin creuse dans la roche par l’eau du fleuve, au dénivelé impressionnant. Pour une fois l’eau coule en un torrent dont les flots sont canalises dans un aqueduc servant a alimenter le village. Nous descendons voir l’installation de plus pres et contemplons le ruban d’eau domestique descendant sagement le long de la montagne dans son conduit de béton. De notre cote, la descente est moins facile puisqu’il nous faut d’abord remonter avant d’affronter en sens inverse le long sentier caillouteux sous la chaleur devenue intense. Nous sommes bien contents quand nous apercevons enfin le village et une accueillante terrasse de café ou nous nous jetons sur un jus de fruits frais bien mérité.

Notre repos de l’après midi dans le magnifique jardin est écourté par les caprices décidément fréquents de nos sympathiques appareils électroniques. Avec un manque total d’à propos, le PDA qui me sert a taper mes chroniques quotidiennes a décider de se mettre en grève, m’obligeant a réinstaller totalement le programme que j’utilise. Bien sur, il faut que cela nous arrive ici, dans un petit village perdu, alors que nous venons de passer plusieurs jours dans des villes ou les cyber cafés étaient présents a tous les coins de rue et ou Internet ne coutait rien. Je croise les doigts pour que l’unique cyber café - bar - épicerie du village ( !) me permette de résoudre le problème, craignant qu’au Chili Internet soit bien trop cher pour passer quelques heures en bidouillages. Et sans PDA, impossible de taper mes chroniques, ce qui veut dire encore plus de retard sur un site qui n’en a déjà que trop ! Bref nous voila condamnes a abandonner notre jolie villégiature pour nous enfermer devant clavier et écran, devoirs de vacances obligent. Heureusement le temps passe a me battre avec la sale bête a puces n’était pas vain puisque je réussis a la remettre en état de marche, prête pour de nouvelles aventures (jusqu’au prochain plantage ?). Nous fêtons ça doublement par l’achat d’un magnifique pull, en lama bien sur (il va falloir songer a faire un colis pour la France !), et un bon repas au restaurant découvert hier. Nous voila pares pour le départ au Chili demain...

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