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Perou nous voila !

Mercredi 16 Mai, Arequipa

mercredi 16 mai 2007, par Laure


Nous partons tot pour une longue journee de route qui doit, si tout va bien et si nous arrivons a attraper les bonnes correspondances, nous mener jusqu’a Arequipa, notre premiere grande ville peruvienne. Pour l’instant, il nous faut d’abord passer la frontiere situee a quelques kilometres d’Arica et nous rendre a Tacna, la ville peruvienne la plus proche. Le trajet n’est pas long mais les americains rencontres au Parc Lauca nous ont mis en garde, en ayant garde un tres mauvais souvenir. Le bus qu’ils ont emprunte etait apparemment terriblement inconfortable et les rabatteurs se sont jetes sur eux une fois la frontiere passee, leur creant de grandes frayeurs. Neanmoins ils n’avaient pas l’air tres habitues a voyager par leurs propres moyens et nous ne nous inquietons pas plus que cela de leurs avertissements. Le moyen le plus simple semble d’emprunter un collectivo, sorte de taxi collectif chargeant 5 passagers qui partagent ainsi les frais de la course. Une gare speciale a cote de la gare routiere principale regroupe les agences specialisees, nous y sommes deja passes il y a quelques jours pour reperer les lieux. Nous avons ainsi mis au point une strategie pour eviter la foule de rabatteurs jouxtant le portail et se tenant prets a sauter sur le moindre touriste susceptible de vouloir gagner le Perou : nous foncons tout droit, tete baissee et l’air decide, sans repondre a leurs sollicitations vers l’agence ou nous nous etions renseignes et qui nous avait paru sympathique. Ouf, une fois arrives a l’interieur cela va mieux et nous pouvons sans encombre acheter deux places pour le prochain depart. Nous hesitons un peu a prendre aussi le billet pour le bus jusqu’a Arequipa, l’agence vantant la possibilite d’organiser la correspondance mais renoncons, l’achat de billets combines ne nous a jusqu’ici jamais vraiment reussi, que ce soit pour l’organisation ou le prix des billets.

L’agence que nous avons choisie etait jusqu’ici tres calme mais tout s’anime d’un coup une fois nos billets vendus. La responsable va chercher notre chauffeuse de taxi qui file aussitot vers le portail pour tenter d’alpaguer d’autres passagers et de remplir son taxi. Pendant ce temps, nous remplissons tous les documents necessaires au passage de frontiere, dûment photocopies par notre agence, tout cela parait plutot bien organise. La conductrice nous a ramenes fissa deux autres passagers et repart aussitot payer pour nous la taxe de la gare routiere. Allez hop, tout le monde en voiture, y compris un cinquieme passager et c’est parti, pied au plancher. La route toute droite vers la frontiere traverse un paysage decidement bien etrange : a perte de vue s’etend le desert, du sable, du sable et encore du sable, le tout borde par l’ocean. La frontiere est vite passee, le paysage n’est pas plus riant de l’autre cote et une heure et demie plus tard nous voici arrives a Tacna, ville frontiere a l’air brouillon. Forts de nos experiences precedentes, nous optons pour un bus confortable "deluxe" partant a 12h30 plutot que son homologue standard partant une heure plus tot, de toute maniere les deux risquent fort d’arriver a la meme heure ! Cela nous laisse le temps de dejeuner et de faire une petite pause bienvenue.

Cela nous fait drole de retrouver un pays plutot pauvre apres presque deux mois au Chili et en Argentine, pays au niveau de vie comparable a l’Europe. Il nous faut nous rehabituer au manque d’hygiene, aux petits boui boui dans et autour de la gare routiere et reprendre les bonnes habitudes de veiller sur nos sacs et de faire attention a ce que l’on mange ou boit. Nous nous amusons de l’appellation "servicos hygienicos" pour designer les toilettes, par ailleurs rutilantes, ou pour une petite somme payee a la dame pipi on nous remet du papier toilette et un tres joli ticket attestant du paiement et decore... d’un dessin de WC des fois que l’on n’ait pas compris. Nous suivons les conseils d’un chauffeur de taxi et nous dirigeons vers un ensemble de petits restaurants alignes dans une rue voisine de la gare. Tous identiques, ils proposent le menu du jour sur une ardoise dans la rue et leurs tenancieres nous helent pour nous convaincre que leur etablissement est meilleur que le voisin. Nous choisissons un peu au hasard l’un d’eux et nous attablons. Aussitot, on nous apporte une grande assiette de soupe fumante et delicieuse puis une assiette tout aussi copieuse avec nos plats. Decidement nous n’allons pas mourir de faim ici, d’autant que la cuisine est delicieuse et les plats accompagnes de la boisson locale, sorte de soda violet a base de mais et d’epices, miam. L’addition nous sidere encore plus que la quantite de nourriture apportee : notre repas complet nous coute l’impressionnante somme de 6 soles, soit 1,5 euros pour deux ! La vie va etre bien agreable ici, ca tombe bien car nous avons tres largement depasse notre budget au Chili, tres cher, et il va falloir se rattraper.

Nous retournons prendre notre bus, rassasies et contents de ce premier contact avec le Perou. Nous sommes accueillis a nos places par la television deja allumee et diffusant ce qui semble une integrale des plus grands succes des annees 80. Incroyable, tous les tubes de l’epoque sont la, avec des titres que nous n’avions pas entendus depuis au moins 20 ans : Made in Japan, a-ha, Alphaville, Duran Duran... les amateurs apprecieront ! Le chauffeur enchaine ensuite film sur film, changeant de DVD (pirate bien sur) des que l’un finit, alors qu’un peu de calme ferait pourtant du bien. La route nous parait un peu longue, nous traversons des kilometres et des kilometres de desert, c’est reellement impressionnant. Il fait tres chaud a l’interieur du bus, le soleil tapant sans pitie sur le sable chauffe a blanc et les lacets se succedent sans paraitre ne vouloir jamais s’arreter. Nous sursautons de temps en temps en entendant des concerts de klaxons et en comprenant que nous avons evite de justesse un autre vehicule. Les Peruviens roulent a toute allure, sans tenir compte des virages nombreux et de la circulation dense, enchainant depassement hasardeux et coups de klaxon rageurs. Heureusement notre chauffeur semble assez prudent et nous depose sans encombre a la gare routiere de Arequipa en fin d’apres midi. Un taxi sympathique et bavard nous depose au centre ville ou nous trouvons un petit hotel pas cher. Ouf, finie la longue route et a nous le Perou.

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