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Mardi 19 Septembre, Tanah Rata, Cameron Highlands

mardi 19 septembre 2006, par Laure


Aujourd’hui, nous avons decide de nous la jouer futes : nous cherchons toujours a eviter la compagnie de bus - voleuse de sac, nommee Kurnia Bistari et aussitot surnommee Corniauds Biscornus, et tant qu’a faire nous aimerions aussi ne pas avoir a nous ruiner pour nous rendre en taxi a la gare routiere construite au milieu de nulle part. Comme nous n’avons pas trouve notre bonheur dans les agences de Georgetown, pourtant nombreuses, nous avons choisi de nous rendre en ferry a Butterworth, la ville situee en face sur le continent et censee abriter une grande gare routiere. Eh oui... censee... car quand nous arrivons la bas, assez fiers de notre idee qui semble bien pratique, parmi tous les guichets proposant des billets de bus, une seule compagnie dessert les Cameron Highlands et ce sont nos amis de Kurnia Bistari !

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Heureusement les Malais ont invente le cafe (chaud) en sachet pour le bus !

Nous causons le desespoir du rabatteur qui nous a accoste et qui nous jure que personne d’autre ne se rend la bas en faisant quand meme scrupuleusement le tour des guichets mais nous devons nous rendre a l’evidence : cette fois nous n’avons pas le choix, nous allons devoir prendre le bus que nous voulions eviter. Nous choisissons quand meme de ne prendre un billet que jusqu’a Tapah, la ville la plus proche des Cameron, nous disant que nous voyagerons ainsi sur un trajet que frequentent les Malais et non juste les touristes. De toute maniere, cette compagnie ne nous inspire vraiment pas confiance : le vendeur de billets a une tete de gangster et n’est pas aimable du tout et a l’heure prevue le bus n’est pas arrive. Le bus arrive quelques instants plus tard et nous montons a bord, emportant nos gros sacs que nous refusons de laisser en soute. Ce n’est pas vraiment un probleme car nous ne sommes que 5 ou 6 passagers... apparemment nous ne sommes pas les seuls a ne pas etre motives par cette compagnie. Le trajet nous parait bien long : le bus n’est pas tres confortable et surtout, il semble que le vol de sacs n’ait pas ete tres rentable car il n’a pas suffi a payer un nouveau moteur pour le bus. A chaque montee (et elles sont nombreuses puisque nous allons justement vers les montagnes), le bus se traine lamentablement et se fait doubler par tout ce qui roule, a part peut etre les bicyclettes (et encore...). Le chauffeur acheve notre patience en decidant de faire le plein dans notre ville de destination, a 2 rues de la gare routiere ou il doit nous deposer et alors que nous sommes en retard, nous obligeant a attendre betement dans le bus alors qu’il papote avec le pompiste ! Nous ne sommes pas faches de descendre de ce fichu bus, premier trajet galere depuis que nous arpentons la Malaisie.

L’autre portion du trajet qu’il nous reste a faire ne sera pas beaucoup plus confortable mais nettement plus sympathique ! En effet, nous voyageons avec une petite compagnie locale, tout etonnee de transporter des occidentaux, dans un bus qui dessert tous les villages et lieux dits de la route, principalement rempli d’enfants rentrant de l’ecole. Une petite fille parlant un anglais parfait en profite pour faire la conversation a Thibaut, pouffant de rire en regardant ses copines, toute fiere de parler ainsi a un occidental. Apres s’etre amusee de nos prenoms, notre voyage, notre vie en France et autres details exotiques, elle nous abandonne arrivee a son village, avec une bise a chacun. Apres 2 heures de route qui tortille dans la montagne, au milieu de paysages superbes de jungle et de cascades, nous arrivons enfin a destination. Bonne nouvelle : il fait enfin frais ! Mauvaise nouvelle : il fait plus froid que frais et le ciel est gris. Au bout d’un quart d’heure passe sur la terrasse de notre jolie chambre avec vue sur les montagnes, et apres avoir enfile deux polaires et un pantalon, je sens la deprime me gagner : tout ce ciel gris et ce brouillard ne donnent pas vraiment envie de passer plusieurs jours ici et le soleil des plages malaises me manque deja ! (et oui, je sais, qu’est ce que ca va etre au retour en France !). Je me remonte le moral devant un the des plantations locales et une crepe, esperant quand meme que le temps sera plus clement demain et nous permettra de randonner, principal interet de la region. Et notre petite marche a travers le village nous apporte une excellente nouvelle : apres de multiples explorations, nous trouvons enfin une autre compagnie de bus qui dessert Kuala Lumpur, en bus VIP s’il vous plait, ce qui nous evitera donc de devoir subir une nouvelle fois nos amis les zozos, euh pardon, les corniauds !

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