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Un colis pour la France

Samedi 23 Septembre, Kuala Lumpur

samedi 23 septembre 2006, par Laure


Reveillés tôt par notre voisin chinois qui joue à claquer les portes dès 7h du matin, nous découvrons un grand ciel bleu auquel la Malaisie ne nous a pas habitués et décidons d’en profiter pour sacrifier à la visite symbole de la Malaisie : la montée à la Kuala Lumpur Tower. Cette tour devenue le symbole de la ville dépasse les Petronas Towers, propriété du groupe pétrolier malais du même nom, de quelques mètres grâce à sa situation sur la Colline de l’Ananas (Bukit Nanas en version originale) qui lui fait gagner une altitude précieuse dans la course à qui sera la plus haute. Culminant à un peu plus de 300 mètres, c’est la 4e plus haute tour du monde et sa silhouette élancée est la fierté de la ville et du gouvernement. Propulsés au sommet en quelques secondes par un ascenseur de choc (glups), nous admirons le panorama sur toute la ville. Kuala Lumpur donne l’impression d’un immense bazar où un enfant jouant à recréer une ville aurait superposé un peu à l’aveuglette les constructions. De ci de là, d’immenses gratte ciel se détachent à l’horizon, côtoyant de petites maisons basses ou de grands terrains vagues en attente de devenir. Les shopping centers se portent bien et la construction aussi apparemment car les échafaudages sont nombreux. Vu d’en haut, tout cela fait vraiment fouillis et cela confirme notre impression de piétons : cette ville manque de cohérence pour être vraiment agréable.

Après avoir ainsi sacrifié au rituel touristique, nous revenons à notre préoccupation du moment : nous sommes samedi et il nous faut d’ici ce soir envoyer notre colis pour la France puisque la poste sera fermée demain. Nous faisons nos derniers petits achats et devant le prix exorbitant des restaurants du quartier commercial partons déjeuner a Little India, plus accueillante pour notre porte monnaie. Pendant que nous sommes tranquillement attablés devant notre thali (assortiment de plats indiens), un violent orage éclate... et oui, il faisait trop beau ce matin, c’était louche. Nous commençons par nous dire que nous avons de la chance qu’il ait lieu pendant que nous mangeons mais déchantons quand nous voyons que la pluie continue. Nous tentons une timide sortie sous une fine averse mais n’allons guère plus loin que les auvents du coin de la rue avant que les trombes d’eau ne reprennent. Le spectacle nous amuse tout d’abord, en ce samedi fort animé, des dizaines de gens sont refugiés sous les auvents des magasins ou les bâches des terrasses, d’autres traversent la rue en courant sous les flots d’eau tandis que des indiens très zen n’accélèrent pas le pas pour autant, restant très dignes dans leurs habits dégoulinants. Mais au bout d’un quart d’heure passé plantés là, nous commençons à en avoir marre : l’heure tourne et il faudrait que l’on rejoigne la poste avant qu’elle ne ferme ! Nous passons alors à la technique de la progression furtive, consistant à alterner course rapide sous la pluie pour traverser les rues et louvoiement d’auvent en auvent en tentant d’éviter les gouttes. Cela n’est pas très concluant mais a le mérite de nous éviter d’être complètement douchés et de nous permettre une progression fulgurante d’au moins 200 mètres en un quart d’heure ! Nous atteignons ainsi un café et tentons la diversion : si nous sirotons tranquillement une boisson chaude, la pluie va bien nous oublier et aller voir ailleurs si on y est, et puis un orage c’est court normalement, non. Et bien non ! Enfin, armés de l’arme fatale (un parapluie a 5 Roupies / 1 Euro pour deux), nos efforts sont recompensés puisque nous arrivons à gagner le métro qui nous emmène à proximité de la poste. Et là, un bonheur n’arrivant jamais seul, nous avons enfin la réponse a notre énigme de la librairie mystérieusement disparue (voir chronique d’hier pour ceux qui n’ont pas suivi) : nous sommes bien dans le même magasin mais celui ci a réorganisé ses rayons pour cause de travaux et le DVD que nous cherchions est toujours là !

Nous pouvons alors passer a l’opération colis. Etape un : faire nos petits achats à la boutique de la poste, décidément très bien organisée puisqu’elle propose cartons, scotch, stylos et même journaux pour caler les objets. Etape deux : emballer tout ça avec amour et beaucoup de scotch en essayant de ne pas penser aux milliers de kilomètres que ce pauvre colis va devoir parcourir avant d’arriver à destination. Etape trois : après avoir trouvé le guichet "colis", caché à la cave, ne pas tomber dans les pommes ni devant le prix de l’envoi par avion (40 euros pour nos 3 petits kilos) ni devant le délai de celui par bateau (un à trois mois...) et remplir sagement le joli formulaire d’envoi (contenu du colis : euh... ben... du bazar ? Valeur : euh... pff... combien ça peut faire tout ça). Nous abandonnons notre bien entre les mains de la postière en espérant avoir de ses nouvelles un jour (du colis pas de la postière) et partons retrouver nos sacs à dos tout légers, enfin on espère.

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