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Ras le bol de la pluie

Mardi 13 Mars, Kaikoura

mardi 13 mars 2007, par Laure


Nous nous reveillons une fois de plus sous la pluie et commencons a en avoir assez. C’est d’autant plus dommage qu’aujourd’hui nous retournons sur la cote est et comptions normalement profiter de la traversee des montagnes sur une belle route. Une fois de plus il va nous falloir conduire de longues heures sans rien voir du paysage et, une fois de plus, nous n’avons pas vraiment de plan de rechange, les seules curiosites dans cette region etant naturelles. Un peu deprimes par la meteo plus que capricieuse de ce pays, nous nous decidons pour un changement de programme, qui nous oblige a un detour de pres de 200 km mais nous permettra au moins de faire quelque chose de cette journee qui s’annoncait plutot creuse. Puisque nous avons rate le Centre de l’Antarctique de Christchurch, alors que nous tenions a le voir, nous allons y retourner aujourd’hui. Au moins, meme si la pluie persiste, il fera un temps ideal pour visiter un musee.

La route jusqu’a Arthur’s Pass serait sans doute jolie sous le soleil mais avec ce temps gris et le brouillard, la foret et les rochers alentour prennent des airs lugubres. Heureusement, les lacets serres menant au col le long d’une nature hostile restent impressionnants. Nous faisons la course avec le train arrivant en sens inverse que Thibaut veut photographier dans la petite gare de Arthur’s Pass. Notre maitrise des routes de montagne nous permet d’arriver avant lui et de contempler, emmitoufles dans nos pulls et impermeables, son arrivee et la foule de touristes en petite tenue qui en debarquent, n’ayant apparemment pas prevu le mauvais temps et semblant plutot interloques de se retrouver en plein brouillard. Nous redescendons sur une sorte d’immense plateau et retrouvons sans grand plaisir un peu plus bas la monotone plaine de Christchurch.

Nous filons jusqu’a l’Antarctic Center ou nous avons la mauvaise surprise de constater que le parking reserve aux visiteurs est payant. L’entree du musee est, comme toujours en Nouvelle Zelande, tres chere et faire payer en plus le parking nous parait le comble de l’escroquerie. Mais bon, apparemment, dans le domaine de l’exploitation touristique il n’y a pas de petit profit. Heureusement, le centre est a la hauteur de nos attentes et valait largement le detour pour y aller. Son originalite est d’avoir ete cree dans un vrai complexe de recherche et de formation pour les scientifiques se rendant en Antarctique, Christchurch etant un des principaux points de depart des avions pour ce continent. Du coup, les explications donnees a l’interieur du musee sont tres interessantes et detaillees, nous pouvons meme decouvrir les vraies instructions donnees aux habitants de la base antarctique et des photos en direct de leur vie quotidienne. Le clou du spectacle est la reconstitution d’une tempete antarctique. Une fois equipes de gros anoraks que l’on nous fournit, nous penetrons dans une piece contenant de la vraie neige sur fond de decor de pingouins et glaciers. Il y fait pour l’instant la temperature clemente de -8 degres jusqu’a ce que la "tempete" soit annoncee. Nous avons alors droit a une simulation de vent avec obscurite et bruit du blizzard (on s’y croirait) tandis que la temperature chute a -25 degres. C’est plutot amusant et Thibaut constate avec plaisir que le pull de laine tricote par sa mamie est tout a fait adapte a ces conditions extremes ! Nous prenons encore le temps d’aller faire coucou a de mignons pingouins et observer d’horribles poissons des profondeurs glacees aux enormes yeux blancs globuleux avant de quitter ce centre, decidement passionnant. Il nous reste deux longues heures de route jusqu’a Kaikoura, quel dommage d’avoir du reserver notre hotel a l’avance et de ne pas pouvoir changer nos plans en dormant a Christchurch. Nous avons fait mentir l’adage local qui dit que s’il pleut sur une cote il fait beau sur l’autre puisque le ciel est toujours aussi gris. Arrives tard a l’hotel ou heureusement nous avons une jolie chambre confortable, nous avons la flemme de ressortir sous le mauvais temps et preferons cuisiner nous meme notre repas. Nous en profitons egalement pour faire une lessive et l’etendons dehors sans conviction en esperant qu’elle soit un peu plus seche demain.

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