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Phoques et coquilles St Jacques

Mercredi 14 Mars, Picton

mercredi 14 mars 2007, par Laure


Pour changer, il fait tout gris et notre lessive qui etait bien egouttee quand nous nous sommes couches hier soir a ete trempee par une averse matinale. C’est donc un sac de linge propre mais trempe que nous rangeons dans le coffre au dessus de nos sacs a dos, en attendant de pouvoir l’etendre ce soir (et en esperant qu’il ait la chance de secher un jour, grmf). Malgre le temps maussade, nous partons decouvrir la principale curiosite de la ville, la colonie de phoques installee sur une plage des environs. Arrives sur le petit parking qui marque le bout de la route, nous partons a pied a la decouverte des mammiferes marins. Les premiers ne sont pas bien loin puisque trois ou quatre phoques ont trouve la pelouse qui borde le parking a leur gout et y ont elu domicile pour une bonne sieste. Un panneau precise que ce sont des animaux timides qui ont besoin de repos quand ils ne sont pas dans l’ocean et que nous sommes pries de ne pas les approcher trop ni faire de bruit, pour ne pas les faire fuir et compromettre leur sommeil. Bien sur, comme d’habitude, quelques touristes qui se croient plus malins que les autres sont deja partis a la chasse photographique au phoque, s’interpelant pour etre immortalises a cote de la bete ou lui collant leur appareil photo sous les moustaches pour le cliche du siecle. Nous partons un peu plus loin en quete d’un coin plus authentique. Helas, la promenade en bord de mer est noyee par la maree haute et il ne nous reste plus que l’option de grimper a la falaise pour une promenade sur les cretes.

Arrives en haut, nous avons une belle vue sur la baie mais les phoques sont reduits a des tetes d’epingles au loin. Comme en plus les gros nuages noirs qui menacaient depuis le matin sont en train de nous rattraper, nous n’avons plus qu’a redescendre. Me voici bien decue par cet endroit : alors que je m’attendais a une grande colonie de phoques pouvant etre observes dans leur habitat naturel, il y a en fait ici beaucoup plus de touristes que d’habitants de l’ocean. A part les phoques mascottes du parking, les seuls que l’on voit sont tres au large sur des rochers et on les distingue a peine. Bref, le spectacle ne vaut pas vraiment le detour... Depuis quelques jours, nous luttons contre une impression de deception quant a notre sejour en Nouvelle Zelande, mais cette fois je crois qu’il faut se rendre a l’evidence : alors que j’aurais vraiment voulu adorer ce pays qui paraissait si different des autres et eloigne du reste du monde, je suis obligee d’admettre que la deception est a la mesure de l’attente. Certes, nous avons vu quelques paysages magnifiques mais ils se comptent sur les doigts d’une main, les autres nous semblent plutot banals et tres voisins de ce que l’on a en France dans les Alpes. Si on ajoute a cela la meteo qui nous contraint la moitie du temps a rester enfermes ou a ne rien voir du paysage, les villes nouvelles sans histoire ni culture, le cout exorbitant de la moindre activite touristique, l’absence de vie nocturne ou de restaurants sympathiques et la pression touristique vraiment exageree, cela fait beaucoup trop d’inconvenients pour un pays finalement pas si interessant qu’on le croyait. La popularite de la Nouvelle Zelande semble a la mesure de la publicite que lui ont faite des films comme le Seigneur des Anneaux mais helas elle nous parait largement exageree. Que viennent faire ici tous ces touristes allemands que nous croisons par dizaines alors qu’ils ont les Alpes a deux pas de chez eux avec des payages comparables ? Il ne nous reste plus qu’a croiser les doigts pour esperer que l’ile du Nord et ses paysages volcaniques rattraperont un peu la deception du Sud...

Nous nous consolons de ce rendez vous a demi manque avec les phoques en nous installant a un petit stand situe directement sur la plage et offrant tables et parasols sous le soleil revenu. La carte est simple, uniquement poissons et fruits de mer de la region servis en sandwich entre deux tranches de pain. Nous nous regalons de poisson et de coquilles St Jacques a l’ail en admirant la baie et les montagnes enfin sorties des nuages. Il est ensuite temps de reprendre la route pour Picton, notre derniere etape sur cette ile. Une colonie de phoques croisee en bord de route nous permet cette fois d’admirer de plus pres ces bebetes qui se dorent juste en contrebas sur de gros rochers. Nous nous delectons de contempler les jeunes phoques qui jouent et apprennent a nager bien a l’abri dans des piscines naturelles creusees dans le rocher tandis que leurs parents effectuent de superbes plongeons en profondeur a la recherche de poissons. Nous nous installons dans un enieme backpacker a Picton, semblable a tous les autres avec sa chambre mouchoir de poche et ses gadgets comme le spa pose sur la pelouse. Nous nous en sauvons vite pour aller faire un tour dans la minuscule ville qui se reduit a une rue principale et un petit port. Nous en profitons pour reserver notre traversee demain sur le ferry vers l’ile du nord. Les quelques restaurants de la ville ne nous tentent pas vraiment, leur cuisine paraissant plutot approximative. D’ailleurs l’un d’eux cherche un chef ( !) tandis que l’autre propose une "marmite de la mer" qui consiste apparemment a faire cuire tout ce que les pecheurs ont ramene dans leurs filets, poisson, calamar, crevette, coquille St Jacques, poulpe, huitres, allez zou tout a la casserole et on fait bouillir pendant quelques heures... Notre volonte d’arriver a gouter un jour la cuisine neo zelandaise nous conduit a reperer enfin une adresse sympathique dans une petite rue eloignee. Helas, quand nous poussons la porte, on nous accueille d’un "vous avez reserve ?" avant de nous apprendre qu’il n’y aucune table disponible avant une bonne heure. La foule des touristes est encore une fois plus forte que nous, apres les hotels il ne manquerait plus qu’etre obliges de reserver le restaurant ! Tant pis, une fois de plus c’est le restaurant indien qui nous sauvera la vie...

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