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Ca fume !

Samedi 21 Octobre, Cemoro Lawang (Mont Bromo)

samedi 21 octobre 2006, par Laure


Ce matin, le reveil sonne a 3h30 et, fait incroyable, nous n’avons meme pas l’impression d’etre fatigues. Il faut dire qu’a force de se lever a des heures indues, nous commencons a avoir l’entrainement. La raison de ce reveil si matinal est d’arriver au sommet du Bromo avant le lever du soleil, qui d’apres nos estimations doit etre vers 5h. Nous partons d’un bon pas histoire d’etre surs de ne pas le rater et descendons au fond de la caldeira par une large piste. Hier nous avons reussi a grand peine a eviter les multiples rabatteurs qui voulaient a tout prix nous vendre une excursion en Jeep vers la montagne voisine d’ou l’on voit le cratere du Bromo. Apparemment nous sommes les seuls a ne pas nous etre laisses convaincre car tous les touristes partent en Jeep et nous ne sommes que 5 ou 6 a emprunter le sentier. Tant mieux, ca veut dire qu’il n’y aura pas foule au sommet du cratere. Nous evitons egalement plusieurs indonesiens qui veulent nous convaincre de grimper sur leur cheval pour nous rendre au cratere. La balade est tellement facile que cela ne vaut pas le coup, surtout pour etre assis sur un cheval tenu par la longe et tire par son proprietaire. La seule difficulte est de trouver notre chemin une fois dans la caldeira : nous marchons par une nuit sans lune et dans ce paysage de cendres grises nos lampes torches ne nous permettent pas vraiment de nous reperer. Nous essayons de suivre de notre mieux les empreintes de sabots des nombreux chevaux ayant emprunte la piste et finissons par arriver en vue du cratere sans encombre. Une fois la, ca se corse ! Nous sommes censes trouver un escalier montant au sommet du volcan mais, une fois au bout de la piste que nous suivions, nous n’en voyons pas la moindre trace. Avec 2 Allemandes aussi perdues que nous, nous explorons les environs quand un des proprietaires de chevaux nous indique vaguement une direction, "le Bromo c’est par la !". Nous partons alors dans une sorte de canyon et marchons quelques minutes toujours sans aucun escalier en vue. Le jour commence a poindre et nous rageons de perdre ainsi un temps precieux qui va nous faire rater le lever de soleil. Alors que nous nous appretons a rebrousser chemin, nous voyons apparaitre notre "ami" et son cheval qui nous ont suivis. Bien entendu, il nous annonce que le chemin n’est pas du tout par la et que nous faisons fausse route mais, moyennant finances, il peut nous indiquer la bonne direction. Degoutes par de tels procedes, nous refusons et faisons demi tour ; de toute maniere il fait maintenant suffisamment jour pour distinguer le paysage et nous trouvons sans mal cet escalier qui semblait si inaccessible. Pendant que Thibaut file devant, grimpant les marches 4 a 4 pour essayer d’arriver a temps pour ne pas rater completement le spectacle du jour qui se leve, je monte plus lentement en pestant contre ce pays ou on ne peut jamais faire confiance a personne. C’est quand meme dommage d’arriver trop tard apres s’etre leves en pleine nuit.

En haut, je decouvre Thibaut en pleine conversation avec quelqu’un qu’il me semble connaitre. Mais oui, ce sont bien Sebastien et Chantal, nos amis rencontres aux iles Gili et que nous retrouvons par hasard au sommet du volcan ! Nous savions qu’ils etaient egalement a Java mais faute d’acces internet n’avions pas pu echanger sur nos programmes respectifs pour essayer de se retrouver en route. C’est quand meme une belle coincidence ! Vu d’ici, le spectacle est fantastique : meme si il fait deja clair et que nous n’avons pas la surprise de voir le paysage se devoiler dans les premiereres lueurs de l’aube, nous assistons quand meme au lever du soleil, faisant petit a petit changer les couleurs sur le cratere du volcan. Ce dernier emet regulierement de beaux panaches de fumee, delicatement parfumee au soufre mais qui heureusement ne nous atteint pas, se dissipant plus loin dans l’atmosphere. Devant nous, le Semeru crache a intervalles reguliers de beaux champignons de fumee bien ronds qui grimpent peu a peu dans le ciel tel un panache atomique. Vue d’ici, la caldeira parait encore plus desolee, immense etendue grise sans le moindre arbre ou vegetation. Voyant arriver le ballet des Jeep qui dechargent leurs groupes de touristes en bas du cratere pour leur permettre d’y monter apres l’avoir contempler d’en haut, nous filons par un sentier escarpe qui longe la crete du cratere et le longeons jusqu’a son point oppose d’ou la vue est un peu dfferente. Nous en profitons pour nous offrir un petit dejeuner au calme avant de redescendre tranquillement jusqu’a l’hotel. Il est encore tot et nous hesitons a partir directement pour rentrer a Bali. Mais apres notre courte nuit et notre (facile) ascencion, nous avons peur de ne pas etre en etat de supporter une jounee entiere de transports, surtout indonesiens ! Nous profitons donc d’une journee de repos dans ce cadre superbe, ne nous lassant pas de contempler le volcan sous le grand ciel bleu.

1 Message

  • Ca fume !

    27 décembre 2006 11:00, par Martine mail : m.gindre@apta.fr
    Ah, l’ascension du Bromo ! Vous m’avez fait faire un retour en arrière de plusieurs années ! Inoubliable : nous avons trouvé l’escalier du premier coup ... car nous étions plutôt nombreux ce jour-là. Et au moment tant attendu où le soleil se levait, un petit et stupide nuage est venu nous cacher le spectacle ! Le paysage a compensé cette courte déception ,et Thierry a longé la crête, pendant que je jouissais du décor avec quelques dizaines de japonais (mais ils sont partout !), frustrée de ne pouvoir le suivre... car je suis "vertigineuse", comme dirait Ulysse. Bon, et ça sentait l’oeuf pourri, car le vent venait sur nous. Mais quel souvenir ! Bisous, Martine
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