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Perdus dans les rizieres

Ubud, Mardi 24 Octobre

mardi 24 octobre 2006, par Laure


Nous n’avons pas envie de repartir tout de suite et decidons de profiter de cette journee supplementaire a Ubud pour faire une excursion dans la campagne jusqu’aux belles rizieres en terrasse qui s’etendent sur les flancs du mont Agung. Thibaut n’est pas vraiment convaincu mais j’insiste pour y aller ayant garde des souvenirs eblouis (et de tres belles photos) des rizieres vues lors de mon premier sejour a Bali. Celles que nous avons vues jusqu’ici autour de Ubud sont tres belles egalement mais le terrain est plus plat et les terrasses sont donc moins spectaculaires. Profitant de notre connaissance des environs de Ubud, nous partons en bemo direction Sidemen, village qui permet de belles promenades dans les rizieres. En 2 changements et seulement une heure trente, nous y sommes, une performance plutot honorable pour Bali. Nous avons la chance d’avoir un beau temps et, du village, nous profitons d’une jolie vue sur le cone parfait du volcan. Aujourd’hui semble etre un jour de fete pour les Balinais : nous avions deja appris a Ubud qu’il s’agissait d’une date favorable pour les cremations, plusieurs etant prevues aujourd’hui, mais nous croisons aussi de nombreux Balinais en costume de fete se rendant a d’autres ceremonies, mariages ou processions au temple. Le village est par consequent particulierement anime et vivant et nous admirons les belles tenues des habitants. Nous partons par une petite route en direction des rizieres et ne regrettons pas d’etre venus jusqu’ici : les champs sont superbes, etages sur les pentes du volcan, blottis dans chaque creux de colline. Nous croisons une petite riviere ou les gens viennent se baigner et les enfants pecher apres l’ecole. Un peu plus loin, nous empruntons un sentier qui longe le canal d’irrigation des rizieres passant a travers les champs ou les paysans sont a l’oeuvre. Chacun travaille dur sous le soleil pourtant ardent et nous contemplons avec plaisir ce paysage tout de suite plus anime. Le seul probleme est la chaleur car, vu le temps que nous avons mis a venir, nous nous retrouvons a nous promener aux heures les plus chaudes. Nous sommes donc contraints de rebrousser chemin plus tot que prevu et trouvons refuge sur une terrasse de restaurant a l’ombre d’ou nous profitons quand meme de la vue.

Le temps passe vite et il nous faut songer a rentrer : ici les gens se levent tot et donc la plupart des bemos ne circulent que jusqu’en debut d’apres midi, devenant beaucoup plus rares apres. A 14h30, nous nous postons donc sur la route principale, guettant un vehicule susceptible de nous emmener. Malheureusement le trafic est beaucoup moins dense que ce matin et nous ne voyons passer que des voitures individuelles remplies a craquer de Balinais revenant d’une des ceremonies du jour. Un bemo s’arrete enfin mais pas de chance, il appartient a la famille des magouilleurs, nous reclamant 3 fois le prix deja trop cher que nous avions paye a l’aller en pretextant qu’il ne va pas la ou on veut et refusant de nous dire sa destination. Nous n’avons aucune confiance dans ce genre de chauffeur, capable de nous debarquer au milieu de nulle part sans prevenir, et, n’ayant pas envie de nous faire arnaquer le laissons repartir. Helas au bout de plus d’une heure d’attente, aucun autre bemo n’est passe. Les ouvriers du garage d’en face, nous voyant attendre et s’amusant de notre air perdu, nous proposent un taxi (surement hors de prix) et nous commencons a nous inquieter de savoir comment nous allons bien pouvoir rejoindre Ubud. Heureusement, une dizaine de minutes plus tard, apparait notre sauveur sous la forme d’un monsieur d’un certain age chevauchant sa mobylette ! Devant descendre dans la vallee, il se propose de nous emmener moyennant quelques roupies. Nous accueillons sa proposition avec soulagement, meme si nous ne sommes pas enchantes a l’idee de nous promener en moto ici, et partons aussitot, entasses a 3 sur la mobylette. Nous sommes vite rassures car il conduit tres prudemment et de toute maniere la route est peu frequentee. Grace a lui, nous arrivons a temps pour prendre notre second bemo en direction de Ubud. Nous ne sommes pas a l’abri de nos peines car nous tombons encore sur un chauffeur filou qui ne nous depose pas a l’endroit prevu mais a un croisement ou les bemos pour Ubud sont beaucoup plus rares. Bien entendu, a cause de lui, nous galerons pour trouver un transport a prix raisonnable, finissant par payer trop cher le seul bemo present. Me voici a nouveau enervee contre les transports indonesiens : pas moyen de faire un seul trajet qui se passe bien, ici ! Alors que nous avions passe une bonne journee, nous rentrons une fois de plus a Ubud beaucoup plus tard que prevu apres avoir perdu un temps fou en galeres. Decidement il va vraiment falloir que nous trouvions un endroit tranquille et reposant ou passer nos derniers jours ici car je commence a saturer de devoir toujours se battre des que l’on veut faire quelque chose.

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